Tour guidé
Organisée par le Comité des résidents du Colegio de España à Paris, une visite guidée de la capitale a été conduite par Olga Taravilla Baquero afin de découvrir certains des lieux emblématiques liés aux artistes étudiées. Le point de rencontre fut l’Opéra Garnier, où l’on a évoqué deux figures marquantes : le pianiste, violoniste et compositrice Ònia Farga ainsi que la soprano Maria Barrientos.
Après la visite de l’Opéra Garnier, nous nous sommes dirigés vers le Théâtre de l’Olympia, situé au 28 boulevard des Capucines, pour découvrir les figures de Raquel Meller, Amalia Molina et la compositrice Cándida Pérez. Dans les années 1920, l’Olympia s'imposa comme l’un des lieux emblématiques de la scène parisienne, accueillant des nombreuses artistes espagnoles et catalanes.
Depuis l’Olympia, notre itinéraire s’est poursuivi en direction du Théâtre Le Palace, situé au 8 rue du Faubourg Montmartre. En chemin, nous avons aperçu le Théâtre du Vaudeville, l’un des plus anciens de Paris, bien qu’il ait connu plusieurs relocalisations. En 1868, il s’installa sur le boulevard des Capucines, à l’angle de la rue de la Chaussée-d’Antin, emplacement actuel du cinéma Gaumont Opéra. Nous avons ensuite emprunté le boulevard des Italiens, menant à l’Opéra-Comique, accessible par la rue de Marivaux jusqu’à la place Boieldieu. Face à la rue du Faubourg Montmartre, qui conduit au Théâtre Le Palace, se dresse au 7 boulevard Montmartre le Théâtre des Variétés — le plus ancien théâtre parisien encore en activité. C’est de ce lieu que le genre des « variétés », si populaire en Espagne et en Catalogne au premier quart du XXe siècle, tire son nom.
Et finalement, nous sommes arrivés au Théâtre Le Palace, où fut chantée la pièce qui inspira notre séjour : « La Verge Roja » création de Raquel Meller. Grâce à la collaboration de Violeta, qui a su donner voix à la partition, nous avons pu en proposer une première mise en scène. La chanson n’a pas pu être enregistrée en direct, mais avec José Cano, nous en avons réalisé une version que vous pourrez écouter à la fin du parcours.
Vous pouvez consulter tous les espaces de représentation des artistes dans ce lien : espaces
Merci aux personnes qui ont prêté leur voix pour lire les nouvelles dans la presse et le livre : Gloria Ríos, Núria Romaní, Loreto Cantón et Jose Cano.
Les navigateurs Firefox et Safari facilitent l'écoute des players audio.
Point 1. Opéra Garnier. Ònia Farga Pellicer
Ònia Farga i Pellicer (Barcelone, 1878–1936) fut une musicienne d’exception — pianiste, violoniste et compositrice — dont le talent rayonna bien au-delà des frontières grâce aux prestigieuses distinctions qu’elle reçut au fil de sa carrière de concertiste. Elle arrive pour la première fois à Paris en 1903.
Lieux où elle a joué à Paris:
![]() |
![]() |
![]() |
| Ònia Farga Pellicer | Salle de la Société de Géographie (184 Boulevard Saint-Germain) | Sala Pleyel (252, rue du Faubourg Saint-Honoré) |
Quelques extraits de ce qui a été dit dans la presse à sur elle :
Enregistrements de chansons de Ònia Farga:
Point 1. Opéra Garnier. María Barrientos
María Barrientos Llopis (Barcelone, 1884–1946) fut une cantatrice espagnole, l’une des sopranos les plus remarquables de son époque. Bien qu’elle fût déjà connue à Paris grâce à la presse, elle se produisit pour la première fois lors de l’inauguration du Théâtre des Champs-Élysées en 1913. Elle revint à plusieurs reprises à Paris, où elle chanta notamment à la Salle Pleyel et à l’Opéra Garnier.
Lieux où elle a joué à Paris:
![]() |
![]() |
![]() |
| María Barrientos | [Opéra Garnier](Place de l'Opéra) | Le Théâtre des Champs-Elysées (15, avenue Montaigne) |
Quelques extraits de ce qui a été dit dans la presse à sur elle :
Enregistrements de chansons de Maria Barrientos:
Point 2. Théâtre l'Olympia. Raquel Meller
Raquel Meller (Tarazona, 1888 – Barcelone, 1962), née Francisca Marqués López, fut une chanteuse, cuplétiste et actrice de cinéma espagnole, parmi les plus célèbres à l’international entre 1920 et 1930. Elle se produisit pour la première fois à Paris en septembre 1919, remportant un succès retentissant qui lui valut le surnom de « la Duse de la Chanson » ou encore « tragédienne lyrique ». Son passage à l’Olympia ouvrit la voie à toute une génération d’artistes espagnoles et catalanes qui, dans les années vingt, suivirent son sillage sur les scènes parisiennes.
Lieux où elle a joué à Paris:
![]() |
![]() |
![]() |
| Raquel Meller | Théâtre l'Olympia(28 Boulevard des Capucines) | Sala Pleyel (252, rue du Faubourg Saint-Honoré) |
Quelques extraits de ce qui a été dit dans la presse à sur elle :
Enregistrements de chansons de Raquel Meller:
Point 2. Théâtre l'Olympia. Cándida Pérez Mártinez
Càndida Pérez Martínez (Olot, La Garrotxa, 28 juillet 1893 – 15 novembre 1989) fut une cuplétiste et compositrice catalane. Elle est l’autrice de certaines des mélodies les plus emblématiques du cuplet catalan des années 1920, telles que Les caramelles ou Baixant de la font del Gat. Ses chansons furent interprétées par des artistes de renom comme Raquel Meller et Pilar Alonso. En particulier, Raquel Meller rendit célèbre l’une de ses compositions les plus connues : El noi de la mare, sur un texte de Santos Albiesa. Concernant sa présence à Paris, une seule référence documentée atteste de sa participation à un spectacle en 1926, au théâtre de la Gaîté-Rochechouart
El noi de la mare.
Point 2. Théâtre l'Olympia. Amalia Molina
Amalia Molina Pérez (Séville, 1881 – Barcelone, 1956) fut une cantaora, cuplétiste et danseuse espagnole ayant marqué les premières décennies du XXe siècle. Elle arriva à Paris quelques mois avant Raquel Meller et se produisit à l’Opéra Garnier en tant que danseuse dans Goyescas de Granados. En 1920, elle monta sur la scène de l’Olympia, juste après la prestation de Raquel Meller. Elle disparut ensuite de la scène parisienne, sans laisser d’autres traces de son activité artistique.
![]() |
![]() |
| Amalia Molina | Paris la nuit [l'Olympia, 28 boulevard des Capucines]) |
Quelques extraits de ce qui a été dit dans la presse à sur elle :
Enregistrement d'une chanson d'Amalia Molina:
Point 3. Théâtre Le Palace. Raquel Meller et La verge roja
Le théâtre Le Palace est un autre espace où Raquel Meller se produisait fréquemment lors de ses tournées à Paris. C’est dans cet espace, point final de l’itinéraire, qu’une voix a été donnée à la chanson « La verge roja », dont aucun enregistrement n’a pu être retrouvé. À travers cette interprétation, nous souhaitions redonner une sonorité à cette œuvre, à l’origine d’un titre polémique dans la presse espagnole, accusant Raquel Meller d’être une séparatiste catalane. En réalité, la chanson fait référence aux barricades de la révolution anarchiste pendant la Semaine tragique à Barcelone (1909). Le titre pourrait également faire écho à Louise Michel, poétesse et militante anarchiste française, surnommée « La Vierge rouge ».
![]() |
![]() |
| Le Palace [cinéma, 8 rue du Faubourg-Montmartre] | Couverture de la partition à partir de laquelle la version de la chanson a été réalisée. |











